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Compte-rendu de l’AG du 21 juin 2004

Publié, le vendredi 25 juin 2004 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : vendredi 25 juin 2004


Compte-rendu ASSEMBLÉE GÉNÉRALE du LUNDI 21 JUIN 2004

Président : Jeff Modérateur : Nathalie

En préambule : une étudiante italienne de Milan nous demande l’autorisation de filmer l’AG en vue de sa thèse qui sera sous la forme incongrue en video et non par écrit. Ils sont deux à plaider la démarche, s’en suit quelques réflexions, finalement le vote est réclamé =
Le non l’emporte par 7 voix, 6 pour , 4 abstentions et 3 qui ne prennent pas par au vote.
On leur suggère de venir plutôt à l’AG d’infos du samedi 26 sous le péristyle de la Villette.
Ils assistent néamoins à l’AG, sans filmer.

1) infos
- la Street Party de dimanche 20 juin :
environ 800 personnes présentes, la préfecture s’étant opposée finalement au pique-nique prévu dans le parc de Bercy, les troupes sont restés massés sur Belleville une bonne partie de l’après-midi.
Vers 19h un mouvement s’est amorcé, il restait alors environ 200 personnes, et après 200m parcourus, le joyeux cortège s’est fait bloquer par une voiture des RG, leur disant qu’il n’irait pas plus loin.
=> Fin de la street party, un record sur la distance parcourue peut-être à mettre dans les annales !


- La pétition-appel pour que la CGT appelle à la grève, est maintenant dispo en version papier, on peut le signer à l’accueil de la cohorde, il sera disponible en ligne également très bientôt.


-  Atelier-aménagement des lieux en vue d’un espace de travail
Tout d’abord, un grand nettoyage et triage du boxon doit être fait au Rdc et dans la cave.
Besoin donc de bonnes volontés pour ça.
Le problème de fond est donc : comment gérer un espace de travail en cohabitation avec un espace de lutte ? si on décide de donner une vocation artistique au RdC, comment va-t-on gérer cela ? A qui on va dire OUI, à qui on va dire NON ?
En tous les cas il faudra bien sur établir les règles de fonctionnement.
Suggestions entendues : prêter le lieu en échange d’implication dans la lutte, organiser des projections avec prix participation aux frais, accueillir d’autres groupes en lutte (ex : EDF en ce moment).
Plutot d’attendre que les demandes viennent de l’extérieur, c’est plutôt à nous d’animer ce lieu.
En découle logiquement un avis unanime sur le fait de faire une réunion à ce seul sujet !

2) le CND- inauguration ce WE

Déprimant, l’ambiance était plutôt highjet-society, mais encore des leçons à tirer sur ce qu’il s’y est passé.
Tout d’abord sous la poussée de la coord, les gens du CND ont organisé une AG entre eux : les permanents comme les intermittents engagés pour les 2 jours de l’inauguration.
Pendant ces 2 jours, les questions qui revenaient bcp concernaient le CAP, il y avait aussi bcp d’encouragements, impression que l’on se sent plutôt soutenu mais ils ne se mettront pas en grève.
Le 1er soir, il y avait environ 200 personnes, c’était glauque, à 21h ce fut la find’une fête qui n’avait jamais vraiment commencé.
A noter le déroulement d’une longue banderole verticale avec Abrogation dessus, pendant que RddV discourait, plus un lancer de petits papiers-tracts. De plus, 5/6 personnes ont accueilli le ministre avec des pancartes ABROGATION dans les mains et l’ont constamment suivi pendant son discours.
Par la suite un long ruban de l’IJ faisant du yoyo, pendouillait parci parlà, avec accroché au bout, une pancarte ABROGATION (et oui encore), ça faisait que la chose arrivait des airs au milieu d’un petit groupe qui parlait, et forcément ça déclenchait des discussions.
On précise aussi à plusieurs reprises que la réaction qui revient bcp est : oui oui on est au courant, parlant de l’état des choses du protocole bien sûr.
Faut-il en conclure que l’on emmerde plutôt les autres intermittents, du genre je suis au courant, maintenant c’est bon, ca va !....... ?
Question à se rappeler : on agit au nom de qui, on est censé parler au nom de qui ?
Qq’un suggère de faire un tract bien plus court et provocateur pour nos collegues intermittents, il faut être plus provocant et subversif que les syndicats.
Un autre exprime son désaccord sur le fait qu’on gonfle les gens : l’an dernier c’était très simple d’être à la coordination : il suffisait d’adopter le mot ABROGATION.
Maintenant, 1 an plus tard, la situation est devenue plus complexe : bcp de sujets a connaître : l’expertise, le CS etc .... On est devenu des sortes de spécialistes et on effraie plutôt les autres.
Il faut se réapproprier le nouveau modèle, les gens ne sont pas au courant de ça.
MOBILISER SUR LE NOUVEAU MODELE !

Le bilan : comment à qqs personnes on peut arriver à contaminer un lieu en étant présent partout car même si ça n’a pas donné grand chose, il faut retenir que la présence de qqs personnes de la coord empêche tout de même que l’on y fasse n’importe quoi, car si on avait pas été là, tout se serait déroulé comme de bien entendu. Il faur rappeler aussi la très faible mobilisation en général des gens de la danse. Côté butin : 250 euros de vente de badges et d’interluttants.


3) Bilan/synthèse de Saisons en Lutte
Jean-Christophe Marti et Stephane Olry

Historique : La commission Saison en lutte s’est créée en septembre 2003, afin d’imaginer et de mettre en œuvre des formes de luttes et de résistance à l’accord du 26 juin à l’intérieur des compagnies et des théâtres.
Six réunions ouvertes à tous furent organisées :

- lundi 23 fevrier 2003 : Annexes 8 et 10 ou annexe unique. Artistes et techniciens, que partageons-nous, qu’est-ce qui nous sépare ?

- lundi 8 mars 2003  : Après le 1er janvier 2004, quelles conséquences, quelles adaptations nécessaires pour les compagnies ?

- lundi 22 mars 2004  : Permanents et intermittents, qu’avons-nous à faire ensemble ?

- lundi 5 avril 2003  : Evaluation, expertise : par qui et comment voulons-nous être jugés ?

- lundi 19 avril 2003  : Spectateurs, public, audience : pour qui jouons-nous ?
- lundi 3 mai 2003  : Quelle stratégie de lutte et de résistance adopter ?

Rappel : les compte-rendus de chacune de ces réunions sont dispos sur le site de la coord dans la rubrique Travaux des commissions, en bas dans Saisons en Lutte.
La synthèse se résume en 9 points fondamentaux :
1- Refus du tri absurde et aléatoire que veut opérer le protocole du 26 juin parmi les artistes et les techniciens. Refus du tri du bon grain et de l’ivraie .
Nous nous battons pour que des personnes produisant un travail artistique que nous considérons comme mauvais puissent continuer à le faire, car la profusion de spectacles et de compagnies nous apparaît comme la traduction d’un désir d’expression de la société.
2- Temps de travail/ temps de création
L’enjeu de la lutte actuelle se situe sur ce point stratégique de la duree, de la permanence, de la pérennite de notre travail. L’application des 35h sur le personnel administratif des théâtres creuse un fossé entre le plateau et les bureaux, entre les permanents et les intermittents.
3- Qui fait œuvre ?
Le droit d’auteur -soit trop étendu, soit trop restrictif- ne correspond plus qu’imparfaitement aux modes d’écriture et de production des spectacles contemporains.
La notion de savoir-faire n’a rien à voir avec l’excellence, voire s’y oppose.
Vouloir réintroduire la notion d’excellence, de virtuosité est un objectif réactionnaire en terme politique et inepte en terme esthétique.
4- A quoi s’arriment les chaînes de solidarité entre nos métiers ?
Nous sommes majoritairement partisans de l’annexe unique.
Mais il existe un conflit latent entre artistes et techniciens, qui risque de nous revenir dans la gueule comme un boomerang. Ce debat essentiel a été occulté pendant toutes les réunions de Saisons en lutte.
5- Travailler en compagnies : choix ou necessité ?
La réunion sur les conséquences de l’application du protocole pose la question de la caducité de la notion de compagnie : est-ce encore une structure juridique qui a un sens ?
Aujourd’hui diriger une compagnie, n’est-ce pas sous-traiter pour les théâtres les problèmes qu’ils ne veulent pas prendre en charge directement ? et parmi ces embarras de gestion, le premier est celui de l’emploi des intermittents, bref de la variable humaine et du coût du travail.
6- Intermittents/permanents : des portes à ouvrir
Au cours de nos réunions, on a constaté la construction d’un mur invisible entre les bureaux et le plateau dans les théâtres.
Ce manque de dialogue qui s’installe depuis longtemps s’est traduit par une coupure entre les intermittents en lutte et les équipes des théâtres au cours de la saison.
Rétablir le dialogue est donc une urgence tant artistique que politique. Il nous appartient de faire les premiers pas dans cette direction.
7- La tâche d’évaluation des œuvres est-elle encore assumée ?
À propos de la réunion sur l’expertise et la sélection, pointe une inquiétante dilution de la responsabilité artistique. Le pouvoir des prescripteurs culturels s’accroît au fur et à mesure que leur autorité diminue. Nous constatons une peur de l’engagement chez les programmateurs, les directeurs de festival, de théâtres : or, ce sont ces choix critiques qui font du parcours de chacun une œuvre. Il faut donc réfléchir au moyen de rétablir la part critique (au sens large) dans la production artistique. Il faut réhabiliter dans les faits, et pas dans les mots, le regard critique, l’engagement, la signature d’une décision. Aux pôles d’excellences qui nous sont promis, nous opposons les pôles de radicalité que nous appelons de nos vœux.
Pour ce faire, il serait souhaitable que les théâtres se réinvestissent réellement dans la production et cessent de déléguer le risque financier aux compagnies. C’est dans ce risque partagé, dans ces choix opérés en commun que nous pouvons retrouver une réelle communauté d’intérêt, donc de travail. Les théâtres ne doivent pas être que des machines à produire des budgets, des revues programmes, des plannings d’occupation du plateau, des taux de remplissage, des revues de presse et des bilans comptables.
Promouvoir les « résidences d’artistes dans les théâtres » est un pléonasme : la résidence naturelle des artistes est dans les théâtres, la nommer c’est accepter que les occupants naturels des théâtres ne soient plus les artistes. Ainsi donc, il nous faut inventer les contraintes budgétaires, juridiques et institutionnelles pour que « la marge artistique » des théâtres et des compagnies n’en soit plus une et que soit imposé que la part administrative (le moyen) ne puisse en aucun cas excéder la part artistique (qui est le but du théâtre).
8- Quels espaces communs avec le public ?
Nous avons dit que notre rapport au public se meurt de l’ absence des artistes dans les théâtres, de la coupure entre le travail administratif et artistique. Cependant, la question se pose pour les compagnies, comme pour les artistes : quel commerce souhaitons-nous entretenir avec les spectateurs ? Ne devons-nous pas reposer sans cesse cette question si nous ne voulons pas que d’autres y répondent pour nous, simplement parce que nous aurons déserté cette fonction qui est la notre d’interroger soir après soir cette relation politique qu’est la représentation d’un spectacle ? Ici encore, il nous sera difficile de nous payer de mot, et de nous débarrasser du problème en le déléguant à des « médiateurs culturels » : de plus en plus de monde veut monter sur scène, et de moins en moins semble disposé à demeurer spectateurs. Inventer des réponses à ce paradoxe est sans doute le grand défi auquel nous serons confrontés dans l’avenir.
Enfin, nous rassemblerons les questions soulevées par les réunions de Saison en Lutte par une question programmatique : comment faire revenir les artistes dans les théâtres  ?

9- La liberté de parole a-t-elle droit de cité ?
« 
Etre démocrate, c’est être délivré de la peur  » (Itsvan Bibo). D’abord, il est indispensable de faire circuler encore et toujours la parole entre nous. Le grand débat appelé par tous entre artistes, spectateurs, techniciens, personnels administratifs doit avoir lieu sur ces lieux de rencontre que sont les festival de l’été.
Nous n’ignorons pas qu’une expertise de la production et de la diffusion du spectacle a été menée par la Mission Latarjet. Cette mission souffre à l’évidence de l’absence de la parole des artistes et des conditions dans laquelle elle a été diligentée.
Ses auteurs feignent par ailleurs de croire qu’une réforme
des circuits de production et de diffusion du spectacle peut avoir lieu malgré l’application de l’accord du 26 juin, ce que nous récusons.
Enfin, la régulation du nombre des artistes et techniciens qu’elle préconise est un débat caduque, mal posé, sourd à la réalité du désir d’expression de la société française.

Le débat auquel nous appelons devra donc avoir lieu à partir des questionnements qui sont les nôtres et posés dans des termes où nous nous reconnaissons.


Pour clore le chapitre Saisons en lutte, voici ce qui est preconise pour la suite :
- D’abord reprendre les réunions sur un rythme régulier , afin de poursuivre la nécessaire réflexion de fond. Il importera de définir rapidement les thèmes précis ainsi que la périodicité de ces réunions de Saison en Lutte.

-  Organiser une série de rencontres de convergence avec les autres commissions de la CIP afin de mutualiser nos éléments de réflexion.

-  Préparer les festivals d’été :
en prenant contact avec les compagnies jouant notamment à Montpellier Danse et Avignon,
en rencontrant les directeurs des festivals,
et en préparant les sujets de débats que nous voulons voir mis sur la place publique.

Pendant ce temps là arrivent directement du sud et en espace, 7 des 11 personnes partis en Avignon pour la Coordination Nationale.

3)
Coordination Nationale
Laissons leur le temps de synthétiser le tout et de reprendre leurs esprits, on prévoit 2 intercoms en vue de l’AG de samedi à la Villette pour mettre à plat tout ce qui s’y est passé.
Ce que l’on peut dire brièvement :
11 collectifs étaient presents, dont 2 gros contingents : le collectif du 25 février d’Avignon et la CIP-IDF avec 11 représentants.
Cote Logistique Max et Antoine P redescendront là-bas la semaine prochaine.
La Mairie propose comme lieu mis à disposition l’Ecole des Beaux-Arts, le contrat doit être signé dans les prochains jours. Elle propose également une somme de 5000 euros pour rémuner un régisseur, qui serait garant des lieux. Au lieu de s’en charger, elle propose l’argent pour nous débrouiller avec.
Idées = prendre qq’un issu de la lutte, créer un pool de gens pour gérer le lieu.
L’AG a d’ores et déjà voté le fait que cette somme de 5000 euros serait mise au fonctionnement du lieu et non pas en salaire. L’argent sera versé à l’AIP Paca, qui à la demande de la coord nat’ en fera ce qu’elle veut. Evidemment la somme en question suscite débat et questionnements en tout genre sur comment procéder.
La Coord de Lyon était minoritaire pour bloquer les spectacles.
Encore une fois bien présent le spectre de la grève ou pas grève.
Idée essentielle qui en est ressorti également : faire un travail de fond sur l’expertise avec toutes les régions, que ca ne reste pas encore en exclusif avec la cip-idf. On a raté cela au sujet du comité de suivi, il faut partager ce travail avec les autres, c’est fondamental.
Autre idée : demander à chaque compagnie présentes de prendre en charge une personne supplémentaire (logement et nourriture), un p’tit intermittent dispo pour la mobilisation sur place .....
Sur 700 compagnies combien le feront ... ?

4) Comité de suivi

rien car personne de present a l’AG pour en parler .......

5) Bilan Financier

Association AIP
Correspondance :

CIP-IdF - Gérard Colin
Tél logistique : 01 40 34 60 23
Objet : Rapport financier du 01/07 au 31/12/03

Voir pièce jointe en cliquant ici : ici





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