CIP-IdF/Commune Libre d'Aligre : 3 rue d'Aligre-75012-Paris / Tél: 0140345974 Contact Plan


Suivez la CIP

             

Abonnement liste infos

Abonnement liste de discussions et débats

L'essentiel

 

recherche :

Accueil  >  Commissions  >  Boris Barnet  >  Textes lus lors de l’atelier Boris Barnet le samedi 21 janvier (Michel Foucault, Arlette Farge, Syndicat national des officiers de police, Erri De Luca)

Textes lus lors de l’atelier Boris Barnet le samedi 21 janvier (Michel Foucault, Arlette Farge, Syndicat national des officiers de police, Erri De Luca)

Publié, le jeudi 2 février 2006 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : mardi 9 janvier 2007


Michel Foucault : Inutile de se soulever ?


(Le Monde 11-12 mai 1979, in Dits et écrits III

« Nul n’a le droit de dire : »Révoltez-vous pour moi, il y va de la libération
finale de tout homme. « Mais je ne suis pas d’accord avec qui dirait : »Inutile de vous soulever ce sera toujours la même chose. "
On ne fait pas la
loi à qui risque sa vie devant un pouvoir. A-t-on raison ou non de se
révolter ? Laissons la question ouverte. On se soulève, c’est un fait ; et
c’est par là que la subjectivité (pas celle des grands hommes, mais celle de
n’importe qui) s’introduit dans l’histoire et lui donne son souffle. Un
délinquant met sa vie en balance contre des châtiments abusifs ; un fou n’en
peut plus d’être enfermé et déchu ; un peuple refuse le régime qui l’opprime.
Cela ne rend pas innocent le premier, ne guérit pas l’autre, et n’assure pas
au troisième les lendemains promis. Nul, d’ailleurs, n’est tenu de leur être
solidaire. Nul n’est tenu de trouver que ces voix confuses chantent mieux que
les autres et disent le fin fond du vrai. Il suffit qu’elles existent et
qu’elles aient contre elles tout ce qui s’acharne à les faire taire, pour
qu’il y ait un sens à les écouter et à chercher ce qu’elles veulent dire.
Question de morale ? Peut-être. Question de réalité, sûrement. Tous les
désenchantements de l’histoire n’y feront rien : c’est parce qu’il y a de
telles voix que le temps des hommes n’a pas la forme de l’évolution, mais
celle de l’« histoire », justement.

Cela est inséparable d’un autre principe :
est toujours périlleux le pouvoir qu’un homme exerce sur un autre. Je ne dis
pas que le pouvoir, par nature, est un mal ; je dis que le pouvoir, par ses
mécanismes, est infini (ce qui ne veut pas dire qu’il est tout-puissant, bien
au contraire). Pour le limiter, les règles ne sont jamais assez rigoureuses ;
pour le dessaisir de toutes les occasions dont il s’empare, jamais les
principes universels ne sont assez stricts. Au pouvoir il faut toujours
opposer des lois infranchissables et des droits sans restrictions. Les
intellectuels, ces temps-ci, n’ont pas très bonne « presse » je crois pouvoir
employer ce mot en un sens assez précis. Ce n’est donc pas le moment de dire
qu’on n’est pas intellectuel. Je ferais d’ailleurs sourire. Intellectuel, je
suis. Me demanderait-on comment je conçois ce que je fais, je répondrais, si
le stratège est l’homme qui dit : "Qu’importe telle mort, tel cri, tel
soulèvement par rapport à la grande nécessité de l’ensemble et que m’importe
en revanche tel principe général dans la situation particulière où nous
sommes", eh bien, il m’est indifférent que le stratège soit un politique, un
historien, un révolutionnaire, un partisan du chah ou de l’ayatollah ; ma
morale théorique est inverse. Elle est « antistratégique » : être respectueux
quand une singularité se soulève, intransigeant dès que le pouvoir enfreint
l’universel.
Choix simple, ouvrage malaisé : car il faut tout à la fois
guetter, un peu au-dessous de l’histoire, ce qui la rompt et l’agite, et
veiller un peu en arrière de la politique sur ce qui doit
inconditionnellement la limiter. Après tout, c’est mon travail ; je ne suis
ni le premier ni le seul à le faire. Mais je l’ai choisi."


Arlette Farge : Quand s’échauffe le peuple


(Violences, pouvoirs et solidarités à Paris au 18ème siècle)

De partout peut surgir l’esprit de révolte : des ateliers, des cabarets
toujours prompts aux bagarres, des prisons maintes fois troublées pendant le
siècle ( en 1740, 1749, 1763, 1767 par exemple ), des assemblées de libertins
se tenant dans les faubourgs, des barrières où s’organisent des trafics et où
se font agressés les employés des fermes, etc. Les agitations les plus
sévères interviennent à propos de la hausse des prix, où lorsque la
population s’inquiète d’activités gouvernementales douteuses, comme les
disparitions d’enfants menées par la police en 1750. Grande ou petite la
sédition reste malgré tout un événement relativement familier : quand naît
l’incident, personne ne peut savoir l’ampleur qu’il revêtira une heure après,
mais tout le monde sait le reconnaître et ajuster son comportement vis-à-vis
de lui. Seule la police y voit de l’étrangeté et se trouble dans les
stratégies où elle tente de se faire la plus invisible possible. L’écart est
large entre l’aspect souvent banal de l’échaffourée et la manière dont en
parlent policiers et autorités, oscillant sans jamais se décider entre la
prudence et la sévérité.

La révolte existe avant même que d’être incitée, elle naît d’un seul
mouvement, elle est avant tout le bruit de la colère, le cri de ceux qui
veulent faire justice, la panique de ceux qui voient le tumulte et s’y
associent. Les témoignages et les interrogatoires bien qu’imprécis révèlent
comment l’émeute se déroulent à la fois en-dehors de ceux qui y participent
et avec leur conviction intime. Autonome ou presque, l’émeute va de soi,
parce qu’elle correspond soudain à l’urgence d’une situation dont le contour
a déjà été appréhendé depuis bien longtemps. Ce qu’il y a sans doute de plus
frappant dans ces émeutes du 18ème siècle c’est leur détermination en même
temps que leur soudaineté et la façon dont elles se vivent comme un état
normal, voire légitime.

L’émeute allie sans cesse le possible et l’impossible, du fait même du mode
d’existence particulier des habitants.

La structure urbaine est l’acteur social le plus efficace et le plus
convaincant de ces périodes de colère. L’immeuble, le marché, le pont, le
carrefour, la maison du commissaire, sont non seulement des lieux appropriés,
qui recueillent et catalysent l’emportement et l’exaspération, ce sont aussi
et surtout des lieux qui les favorisent, les modèlent, leur donnent force et
authenticité . Emane de ces lieux urbains un savoir social et collectif qui
sert de point d’appui à la détermination et à la vindicte. On se retrouve en
émeute dans l’escalier, presque comme on se rassemble autour du puits pour
prendre de l’eau...

« Voilà la révolte » disent les habitants des rues adjacentes : ils entendent
le bruit de l’émotion, dont ils savent immédiatement la raison et se
retrouvent dans ces rangs parce qu’ils ont la pratique d’une destinée
collective, et sont habitués à réagir à tout ce qui touche à leur survie. Il
n’est pas exagéré de dire que l’émeute revêt un aspect ordinaire, surtout
lorsqu’elle vise à rétablir un ordre bafoué par les autorités. Elle n’est
point un bouleversement total des mentalités et des activités, mais la mise
en mouvement pratique et symbolique d’une pensée et d’une action qui ne
supportent plus les injustices qu’elle constatent dans son entourage
immédiat.

Il y a là plus d’ordre et de raison qu’on en lit d’habitude ; en même temps la
violence s’y inscrit souvent avec d’autant plus de cruauté que la cohésion et
la conviction sont depuis longtemps compagnons de sa maturation. L’émeute
n’est jamais irréfléchie même si elle est imprévisible ; elle s’appuie dans
un paroxysme véhément et furieux, sur ce qui fabriquait déjà le tissu
quotidien. Forme sociale accoutumée, les gestes de l’émeute montre bien
qu’elle est tout de suite identifiée, en même temps que ces risques d’emblée
se trouvent mesurés. L’ampleur du risque d’ailleurs augmente la violence et
l’envie d’y participer. Avant d’avoir eu le temps de voir ce qui se passe,
chacun sait ce qui va se passer et se détermine par rapport à cette
certitude. C’est dans ce tourbillon circulaire d’habitudes et d’irruption
mêlées que s’inscrit la foule. On le voit bien, elle échappe totalement aux
définitions réductrices que les autorités donnent d’elle, car elle s’habite
totalement elle-même, en cette agitation sollicitée par les évènements
extérieurs.

Tumultes et rebellions ont un vocabulaire particulier et une gestuelle
spécifique, cherchant à s’accorder au contexte social et politique qui les
fait surgir. Quand le sens social et politique est déchiffré par la foule, au
moyen de ce qui lui est possible de voir et d’entendre, elle prend les formes
qu’elle juge nécessaires pour réclamer ses droits, faire respecter des normes
quelle pense nécessaires. La plupart du temps il ne s’agit pas de rénover la
société, ni même de la réinventer sur des bases nouvelles, mais de se
défendre pour maintenir au mieux l’état de conditions déjà difficiles et
éviter qu’elles ne se dégradent. Le déclenchement de l’émeute peut être lu
comme un acte ordinaire ; les gestes, eux, contiennent une multitude de rêves
et de désirs, même lorsque les revendications exprimées ne sont pas
novatrices.

La révolte est même et autre : à se l’approprier dans des discours
idéologiques ou dans le culte d’un certain « vécu » populaire, on oublie
qu’elle naît de la fatigue et du rêve, de la souffrance, du jaillissement de
la pensée et de la recherche d’un sens. On oublie qu’elle défie notre savoir
parce que notre plus tenace désir est de laisser chacun à sa place, tout en
définissant toujours l’autre comme étrange, exotique, étranger.


Syndicat National des Officiers de Police


Bureau National, 55 rue de Lyon - 75012 PARIS
01 44 67 83 30, 7 01 44 67 84
20
Réf. : BN/JPR/2005 n° 614
Paris, le 16 Novembre 2005

Monsieur le Ministre,

Lors de notre entrevue du 7 novembre, j’avais déclaré que le moment
venu, il serait temps de passer à un examen critique des différents problèmes
qui ont vu le jour lors des évènements dans les banlieues.

La situation étant en passe de se normaliser, le S.N.O.P., qui a en
permanence accompagné, soutenu les Officiers sur le terrain et tenu de
multiples réunions, souhaite porter à votre connaissance les premiers
éléments qui nous semblent nécessaires pour compléter votre information sur
les difficultés rencontrées au quotidien.

Problèmes matériels :

Les Officiers de Police, dans les compagnies de rappel, ont pu noter que
leurs effectifs, faute de formation et d’information préalable, n’étaient pas
en capacité de se servir des matériels mis à leur disposition (casques de
maintien de l’ordre, grenades, flashballs).

Ils ont également constaté un manque flagrant de matériels de maintien
de l’ordre notamment de tenues adéquates.

Par ailleurs, faute d’armement adéquat, nous étions totalement démunis
lors de réponses à des caillassages situés à plus de 10 mètres des lignes de
maintien de l’ordre.

Le manque d’expérience des unités non spécialisées en maintien de
l’ordre a entraîné dans certains endroits des interventions prématurées ou
non préparées qui ont provoqué la destruction ou la mise hors service de
nombreux véhicules de police.

Nous regrettons la totale absence de soutien psychologique sur le
terrain, un apport de cette nature après dix nuits de stress aurait été
apprécié.

Il est à noter par ailleurs que très rapidement la logistique des divers
approvisionnements a été largement insuffisante. Les fonctionnaires en
opération n’ont pas pu se restaurer, se désaltérer ou se reposer.

Une partie des problèmes soulevés auraient pu être facilement évités
si les Directeurs concernés avaient consenti depuis des années à mettre en
place des stages de formation et de sensibilisation au maintien de l’ordre
pourtant proposés régulièrement, au travers des CDSF, par les responsables
d’unités concernées (CDI, BAC ...)

Problème de gestion :

Dans les départements touchés, les Officiers de Police ont dû
régulièrement pallier le manque permanent de gradés expérimentés.

Dans ces mêmes départements, il a été noté une totale disparité dans la
répartition des effectifs par circonscription, le fil directeur étant que ce
n’est pas là où on en a le plus besoin qu’il y a le plus de monde.

Alors que les personnels se présentaient de façon spontanée et
bénévolement pour se mettre à disposition de leur service, ils ont été
invités à rentrer chez eux au prétexte que leur présence en renfort
généreraient trop de récupérations. Dans une situation d’urgence qui
demandait la présence de tous, cette réponse de « petit comptable » a été
très mal vécue. Cette attitude s’est confirmée depuis par des déclarations
régulières laissant entendre qu’il n’y aurait pas de récupérations suite à
ces heures effectuées.

Dans le même ordre d’idée, alors que le nouveau statut que vous avez
élaboré pour les Officiers de Police, leur donnant plus de responsabilité et
d’autonomie sur leurs personnels, nos collègues se sont retrouvés bridés par
leur directions d’emploi, leur interdisant souplesse et adaptabilité avec
leurs personnels pourtant volontaires. On me rapporte le cas d’un jeune
lieutenant de police que l’on a obligé à changer d’indicatif radio afin qu’il
n’apparaisse pas sur la main courante, alors qu’il était en dépassement
horaire.

Par contre, nous pouvons rassurer les utilisateurs compulsifs des outils
statistiques, car, durant tous ces événements, les états-majors n’ont pas
manqué d’exiger des Officiers de Police, au petit matin après une nuit
blanche, le détail de tous les chiffres indispensables aux DDSP.

Problèmes avec les réponses judiciaires :

Les parquets se refusent obstinément à incarcérer des délinquants
mineurs. Il est apparu lors de ces affrontements que nombre de mineurs « 
jeunes adultes » pouvaient être aussi agressifs que s’ils étaient majeurs.
Des mises en détention dès les premiers incidents auraient sans doute eu un
effet modérateur sur des adolescents inconscients des risques qu’ils
prenaient ou faisaient prendre ainsi que des conséquences de leurs actes.
Dans cette configuration exceptionnelle, l’ordonnance de 1945 sur les mineurs
est apparue totalement inadaptée.

Ces mêmes parquets sont apparus très vite totalement débordés par
l’ampleur de la tâche et se sont retrouvés, comme souvent dans ces TGI, dans
l’incapacité matérielle d’exercer leurs fonctions (pas de réponse rapide donc
exemplaire faute de place dans les centres de détention).

Plus que jamais, le S.N.O.P. demande une totale refonte des
systèmes d’évaluation, de gestion et donc de motivation des Officiers. Je
me permets de rappeler qu’avant les évènements, il était dû 6 millions
d’heures supplémentaires aux Officiers de Police et qu’à ce jour, aucune
réponse sur le sujet n’a été apportée.

En conclusion, on ne peut que se féliciter du sang-froid, du
professionnalisme et du sens des responsabilités du corps des Officiers de
Police. Ceux-ci viennent de démontrer, lors de ces circonstances
particulièrement dramatiques, toute la pertinence de leur nouveau
positionnement.

Pas un seul Officier n’a manqué à l’appel et tous se sont
spontanément mis à disposition de nos concitoyens.

Vous souhaitant bonne réception, je vous prie d’agréer, Monsieur le
Ministre, l’expression de mes sentiments distingués.

Le Secrétaire Général, Jean-Pierre RAYNAUD

Monsieur Nicolas SARKOZY, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de
l’Aménagement du Territoire
Place Beauvau 75800 - PARIS CEDEX


Erri de Luca : Le contraire de l’un

(...)
Nous venions juste de nous rassembler, un beau tas de quelques milliers autour
de la basilique. La manifestation n’était pas autorisée, et après ?

Nous ne voulions pas ouvrir une exploitation commerciale, pour avoir besoin de
leur licence. Il s’agissait de manifester, un point c’est tout, un droit
intraitable. Alors c’était plutôt une aimable concession, très révocable. La
démocratie dominante était celle du parti unique, au gouvernement sans
relâche depuis un quart de siècle. Ainsi donc, après les premiers
affrontements et les premières arrestations, la plupart d’entre nous
montèrent vers le quartier voisin de Garbatella. En ordre dispersé et hors
d’haleine, nous bloquâmes la rue avec tout ce qui nous tombait sous la main,
panneaux de signalisation, bidons, gravats d’un chantier voisin.

C’étaient de brusques mouvements masculins, pourtant quelques filles restaient
et, si elles n’avaient pas la force de jeter des pierres, en échange elles
les ramassaient et te les mettaient dans la main. Tu n’as jamais eu dans la
main une pierre donnée par une fille ? Ce sont les meilleures, tu y mets
dedans une telle force en les lançant que tu te prends pour une catapulte. Et
tu lui en demandes encore pour sentir à nouveau le toucher du passage de la
main. Et, pendant que tu penses à ça, la charge avance et tu restes un peu en
arrière parce que cette sacrée fille ne s’enfuit pas, elle attend et tu ne
veux pas t’enfuir avant elle et alors les autres approchent et tu pourrais
encore peut-être filer car ils sont essoufflés par leur course en montée et
aussi par la trouille de tomber sous une météorite volante, mais rien, la
fille ne se déplace pas et toi tu es là en train de tirer sans rater un coup
tant ils sont près, il y aura bientôt une mêlée, et toi ne fallait-il pas que
tu te trouves à côté d’une Jeanne d’Arc, et, maintenant ils sont arrivés à la
distance où l’on peut se regarder en face, et ça alors, ils s’arrêtent, font
demi-tour, l’assaut est fini, ils ont eu l’ordre de se retirer.

Ce qui se passe et tu ne t’en es pas aperçu, c’est que les gens sont en train
de lancer leur maison par les fenêtres, toutes leurs vieilles affaires, on se
croirait le jour de l’an, des pots de fleurs, des pots de chambre, de la
ferraille, des chaises cassées, des briques, des carreaux, des boîtes, des
bouteilles et des sceaux d’eau. Le quartier s’est mis à la fenêtre, a
bombardé la charge, l’a réexpédiée en bas. Les gens descendent de chez eux,
ceux des nôtres qui avaient pris position plus en arrière reviennent vers la
barricade, de grandes couvertures à brûler surgissent, un vieil homme en
pousse une enflammée dans la descente par où se sont enfuis les troupes de
l’ordre public. Et moi il me semble que l’ordre public est celui de
l’insurrection inattendue de gens qui ne nous connaissent pas, qui ne savent
pas pourquoi nous leur apportons la guerre chez eux, mais qui décident au vol
et à la majorité que nous avons raison et que les troupes ont tort. Ces
gens-là font leur ordre public en se mettant avec la fleur de la jeunesse et
en faisant son bonheur. Car le bonheur pour nous a été un quartier insurgé à
l’improviste à nos côtés et tout autour.

Nous appelions ces choses-là du communisme, mais nous cherchions à deviner,
c’était surtout un bonheur, âpre et enfumé.



Document(s) à télécharger :

Textes mis en page à télécharger

Taille : 37.5 ko
Mise en ligne le : 2 février 2006



Retour en haut de page

 

Retour en haut de page

Commissions | Compte-rendus | Communiqués | Actions ! | Photos, sons, vidéos
Textes officiels | Nouveau modèle | Coordination nationale | Liens | Archives
Accueil | Plan du site | Contact
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

2003-2022 CIP-IDF
Plan du site | | Contact | RSS 2.0 | SPIP