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Changement de propriétaire à l’Unédic : les chômeurs s’occupent d’eux-mêmes

Publié, le mercredi 25 avril 2007 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : lundi 30 avril 2007


10ème heure !

Paris, mercredi 25 avril 2007, 6h30

APPEL À RASSEMBLEMENT MERCREDI 25/04 À 12 H DEVANT L’UNÉDIC (80 RUE DE REUILLY 75012 PARIS. METRO MONTGALLET), NOMBREUX, NOMBREUX...

Depuis mardi 24 avril 2007 à 20H, le siège de l’Unedic à Paris est occupé.

Nous, précaires, intermittents, chômeurs, étudiants, occupons l’étage de la
présidence du siège de l’Unedic, organisme paritaire qui établit les règles de
l’assurance chômage.
Depuis des décennies seuls les partenaires sociaux (organisations patronales et
certains syndicats) y ont pouvoir de décision : sans les premiers concernés.
Dans un souci de justice sociale, nous exigeons une refonte du système paritaire
avec les premiers concernés .

Pour décider de nos vies, l’Unedic joue au bonneteau avec des chiffres basés sur
des modes de calculs arbitraires auxquels personne n’a accès. Ces chiffres
disent toujours la même chose, trop nombreux, trop cher, mais l’injonction à
travailler plus pour réduire les coûts masque une autre réalité :

Aujourd’hui, 80% des embauches s’effectuent en CDD (vacations emplois aidés,
etc,), auxquelles il faut ajouter les stages gratuits, les CDI à temps partiel :
la quasi totalité des salariés connaît désormais des périodes de chômage, que
celui-ci soit provisoire, récurrent ou de longue durée. L’ANPE dénombre 4,5
millions d’inscrits. Plus d’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé. Plus d’un
million de personnes touchent le RMI, si l’on inclut les conjoints et les
enfants, trois millions de personnes en dépendent. Plus de 12 millions de
salariés ont un revenu mensuel inférieur à 843 euros. Plus de trois sans logis
sur dix ont un emploi à temps complet, partiel, ou précaire et pourtant
cherchent soir après soir où dormir.

Réforme après réforme, les conditions d’accès à l’indemnisation se durcissent,
les temps d’indemnisation se raccourcissent, les contrôles (suivi mensuel,
radiations) augmentent. Cette organisation sociale nous oblige à accepter des
emplois toujours plus précaires. On nous voudrait adaptables à merci, malléables
à merci, corvéables à merci : c’est ce qu’ils appellent « responsabiliser le
chômeur ».

Dans le climat délétère instauré par la campagne électorale, on nous assène les
prétendues vertus de la valeur-travail. Nous, chômeurs, précaires et
intermittents prétendument assistés, venons travailler sur la valeur du chômage.

Nous appelons les premiers concernés, chômeurs, salariés précaires,
intermittents, sans papiers, à occuper les antennes Assedic, et à venir soutenir
notre occupation.

Le Plein emploi est mort. Et il faut de nouveaux droits.
Nous ne descendrons du toit de l’Unedic qu’avec des parachutes dorés.

Les occupants du siège de l’Unédic





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