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Paris, le 16 septembre 2003

Accrochage au MEDEF


Des droits sociaux pour les salariés à l’emploi discontinu !

Publié, le mardi 16 septembre 2003 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : mardi 16 septembre 2003

" Bien sûr, nous aurions pu ne rien faire et contempler une dernière fois le
champ de ruines, nous préférons vous faire savoir que nous aussi nous
perdons nos droits sociaux et rejoignons le long cortège des précarisés. "


Une équipe de la coordination des intermittents et précaires d’idf s’est
accroché ce matin sur la façade du siège du MEDEF, 55 av Bosquet à Paris.
Installés dans des hamacs, ces militants ont orné l’immeuble de banderoles :
« La culture a un prix, l’ignorance aussi ! », « Salariés sacrifiés ! » et « Non au protocole ».

Cette action vise à rappeler que nous exigeons l’abrogation de l’agrément du
protocole Unedic du 27 juin et l’ouverture de réelles négociations avec
l’ensemble des concernés.

Le « refondation » antisociale du Medef, appuyée par une partie des
confédérations syndicales et entérinée dès le précédent gouvernement, à fait
instaurer le PARE (Plan d’aide au retour à l’emploi), multipliant les
évictions de chômeurs et de travailleurs précaires du régime d’assurance
chômage. Depuis, les partenaires sociaux ont décidé d’en finir avec les
annexes 8 et 10 de ce même régime et ont, pour ce faire, obtenu l’aval du
gouvernement.

Tandis que des centaines de milliers de chômeurs vont voir leurs droits
amputés, on fabrique notre disparition ; on nous veut totalement absorbés
par la course aux cachets et aux emplois précaires, contraints à une
violente concurrence de chacun contre tous ; on prétend " réhabiliter le
travail " pour mieux exploiter ceux qui l’effectuent ; demain peut-être une
loi détruisant le RMI pour imposer le RMA (Revenu Minimum d’Activité) sera
débattue à l’assemblée nationale par des élus pour lesquels ni l’accès à une
pension de retraite, ni la continuité de revenu ne posent question. Il est
temps qu’intervienne un coup d’arrêt à cette spirale régressive. Non, la « baisse du coût du travail » et « l’activation des dépenses passives » ne
sont pas les seules politiques possibles.

On nous veut minés par l’incertitude, culpabilisés, par « l’assistance » ou
les « privilèges », soumis à un destin fatal. Nous appelons l’ensemble des
salariés, en CDD, au chômage, dans l’emploi ou en formation, à s’organiser
pour résister, à imposer des droits nouveaux qui répondent aux situations
actuelles de travail.

Olivier Mazerolle le disait peu après l’écran noir qui lundi 8 septembre,
interrompit l’émission de promotion du gouvernement animée par Luc Ferry sur
France 2 : « nous ne sommes pas toujours les maîtres ».

De grèves en occupations, d’actions intempestives en blocages, de multiples
modalités de mise en cause de la société-entreprise peuvent être utilisé par
chaque lutte, dans chaque situation sociale.

Ce que nous défendons nous le défendons pour tous.
Nos actions ne connaîtront pas de pause.





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