CIP-IdF/Commune Libre d'Aligre : 3 rue d'Aligre-75012-Paris / Tél: 0140345974 Contact Plan


Suivez la CIP

             

Abonnement liste infos

Abonnement liste de discussions et débats

L'essentiel

 

recherche :

Accueil  >  Communiqués  >  Année 2010  >  Autres communiqués année 2010  >  Besoin d’une aide financière dans le 93 ? Venez groupés. Coup de torchon

Besoin d’une aide financière dans le 93 ? Venez groupés. Coup de torchon

Publié, le samedi 30 janvier 2010 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : jeudi 11 février 2010


Nous sommes là collectivement aujourd’hui pour obtenir le paiement d’une aide financière exceptionnelle.

Le saviez-vous, une grosse amende qui tombe, un frigo en panne, un problème de plomberie...bref, quelque chose d’exceptionnel qui coûte de l’argent alors qu’on en a pas : pas de problème, le Conseil Général de votre département a prévu dans son budget une aide financière d’urgence pour vous aider à affronter cette situation.

En théorie. Parce que dans la pratique, voilà comment ça se passe :

En novembre dernier, Mr. M a du débourser, sur ses 400 € de RSA, 170 € pour des frais médicaux prescrits par son médecin afin d’atténuer des douleurs dorsales causées par son ancien travail.

Il lui a d’abord fallu forcer l’assistante sociale, dont le rôle est d’introduire le dossier auprès du Conseil Général, à accepter la requête. Après 5 semaines d’examen de cette requête urgente, le refus tombe au prétexte principal que le département est pauvre.

S’il est vrai qu’il y a beaucoup de pauvres en Seine Saint-Denis, le département brasse beaucoup d’argent et le Conseil Général est prospère.

De l’argent il y en a quand il s’agit de subventionner des associations qui vivent sur le dos des pauvres. Du suivi des chômeurs aux boîtes d’insertion, en passant par les stages de CV, le coaching et les plates-formes de mobilisation, ces associations gèrent la précarité et font du contrôle social sous prétexte de nous aider.

Ne rentrons pas dans la mise en concurrence des uns par rapport aux autres.
La surenchère à la pauvreté n’est qu’un prétexte pour refuser les aides.
A cette mise en concurrence nous opposons l’action collective parce qu’elle est le meilleur moyen de résoudre nos problèmes.

Collectif« coup de torchon » : coupdetorchon lavabit.com

Nous sommes donc allés à plusieurs à l’antenne sociale du conseil général de seine Saint-Denis, à Romainville.
L’objectif était de contester un refus d’aide financière exceptionnelle et d’obtenir son versement.

Après avoir attendu 1h30 l’arrivée d’une responsable, celle-ci, en l’occurence la chef des aides financières de Bobigny, est arrivée, accompagnée de pas moins de trois sous-chefs départementaux.

Il a été impossible de gagner le paiement immédiat, la chef des chefs restant intraitable, de mauvaise fois, cynique et, depuis le début, campée sur sa position : réévaluation du dossier.

Nous avons en revanche obtenu que la demande soit réexaminé en 24h, et, de fait, l’accord est tombé en 24h et les 150 versés. L’usager a également obtenu de changer d’assistante sociale et l’attention très maternelle de la chef d’antenne locale.

Bilan somme toute positif. Un grand merci à tous les participants.

Ça se passe comme ça chez Pôle Emploi ! Coup de torchon


Monnaie : la CAF et Pôle emploi, on y recourt par nécessité. Mais en matière de protection sociale, les départements, et surtout les villes, jouent un rôle éminent : l’aide sociale est née dans les villes.

Vous êtes, avez été ou serez, chômeur en fin de droit, précaires à droit pauvre ou intermittent de la ruine, vous pouvez utiliser ces « droits facultatifs » ô combien nécessaires. Les mesures dépendent du règlement municipal de l’action sociale. Elles varient très fortement selon les villes. Chaque administré a le droit de disposer de ce règlement (le demander en mairie).

Une présentation des « aides exceptionnelles » de la ville de Paris :
À Paris comme ailleurs, arr€t€z vos salad€s, balanc€z l’os€ill€ !

- 500 000 radiations illégales ?

- Nous préférons... une grève des chômeurs - Cafards de Montreuil

- A quand la grève des chômeurs ? Mcpl Rennes, 2010

- Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère - L’Interluttants n°29, hiver 2008/2009

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence CAP
Accueil et informations sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle
Lundi de 15h à 18h
Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap cip-idf.org

Permanences précarité
Lundi de 15h à 17h30.
Adressez témoignages, analyses, questions, récits d’action, infos utiles à permanenceprecarite cip-idf.org

À la coordination des intermittents et précaires
14 quai de charente, Paris 19e
M° Corentin Cariou, ligne 7
Tel 01 40 34 59 74





Retour en haut de page

 

Retour en haut de page

Commissions | Compte-rendus | Communiqués | Actions ! | Photos, sons, vidéos
Textes officiels | Nouveau modèle | Coordination nationale | Liens | Archives
Accueil | Plan du site | Contact
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

2003-2022 CIP-IDF
Plan du site | | Contact | RSS 2.0 | SPIP