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La conspiration des Indignés de Belleville

Publié, le jeudi 23 février 2012 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : vendredi 24 février 2012


« Car si ça continue comme ça, nous précaires, chômeurs, salariés nous allons commencer à imprimer nous-mêmes les dollars et les euros dont nous avons besoin pour financer l’égalité et les bien communs »
Richard Mac Laren - campeur d’Occupy Wall Street, 22 novembre 2011

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Chers amis,

Tant sur le plan de la dette [1] que des libertés sur internet ou du renforcement du contrôle propriétaire de la création et de l’innovation, une seule politique impériale de prédation accumule ses ravages : la dette et l’ACTA (Accord Commercial Anti-Contrefaçon) sont les deux faces de cette politique.

L’offensive impériale est globale, impulsée par les banques et les multinationales de la culture et du multimédia, relayée par le gouvernement d’Obama et par la Commission Européenne.
La propriété privée des droits et l’enchaînement des populations à la dette privée et publique déterminent une paupérisation de masse de l’imaginaire, de l’innovation et de la création. S’y couplent la précarisation des existences, l’asservissement à l’emploi [2] et aux salaires à 600 euros, la contraction du périmètre déjà résiduel des libertés.

Au nom de la défense du droit d’auteur et du devoir absolu de régler la dette, les gouvernements n’ont de cesse de consolider le droit propriétaire des méga firmes et de leurs actionnaires, de renflouer les banques et de paupériser les chômeurs, les précaires, les salariés.

Comment se loger dans des studios à 700 euros, comment vivre en multipliant les stages gratuits, comme subsister avec un CDD à 800 euros mensuels, comment être autonome avec des miettes de revenu de plus en plus chiche ? Comment ne plus dépendre de sa famille quand on 22, 23, 28 ans ? Comment acheter des médicaments, comment se soigner à l’heure de la privatisation des systèmes de sécurité sociale et du renchérissement brutal des tarifs des mutuelles ? Comme payer des frais de scolarité de plus en plus élevés dans une économie du savoir asservie au crédit ? Comment exister dans la concurrence de tous contre tous ? Comment acquitter des droits d’auteurs à des agences chargées de nous traquer ?

Alors tous entrepreneurs de soi ? [3] Tous endettés à perpétuité auprès de Cofinoga ou à travers le marché des obligations souveraines ?

Ils disaient : vous serez tous propriétaires [4], tous actionnaires, vous vous enrichirez grâce à vos diplômes [5], vos enfants auront un meilleur avenir que le votre, le Net est ce paradis où vous serez tous égaux échangeant librement des fichiers, des informations, des affects. La vraie vie est la propriété privée. Le plein emploi sera le soleil de cet Eden.

Maintenant que cette pyramide de Ponzi s’est écroulée sur les clients, et que « les marchés » ont capté le produit de la valeur du travail de tous, l’oligarchie bleue et la rose disent : le maintien de notre gouvernance par la dette exige de ta part des sacrifices. Pour garantir le flux béni de crédits et la très sainte croissance, soumets-toi à l’ACTA, paie ce que tu dois à nos banques, à nos fonds de pension, à nos compagnie d’assurance. Résous-toi au chômage, au licenciement, à la baisse des salaires et des allocations sociales, au RSA-Travail Obligatoire, à l’emploi précaire à mi-temps, aux agences privées qui font régner l’ordre propriétaire sur Internet.

Que sont les droits de propriété si ce n’est des sortes de crédits à régler aux firmes transnationales du multimédia ? Que sont les abonnés, les usagers, les forces de la création et de l’innovation sinon d’inédits endettés menacés de devoir régler des droits astronomiques aux actionnaires et à la poignée d’auteurs qui vivent du travail et de la création de millions d’autres dépourvus, eux, de droits ?

Sois compétitif, aide par ton travail nos firmes à le devenir. Le CAC 40 et le NASDAQ devant, et nous derrière tous paupérisés (stagiaires, retraités [6], CDD, smicards, Rsastes, intermittents, SDF, etc) encadrés par la gendarmerie d’Hadopi et le FBI d’Acta.

Comme le Net, la dette est un prolongement de soi. La dette est la loi insérée dans le corps des multitudes. Le traité Acta est la loi insérée dans ce corps en réseau, incessante circulation de désirs de démocratie radicale et de créativité socialisée.

Pour les banques et leurs gouvernements, les échanges de connaissances, les soins aux malades, la liberté de création s’apparentent à de la contrefaçon criminelle. Créer, soigner, apprendre doivent être soumis aux droits de douane des firmes propriétaires. Pour eux nous sommes tous des frontières où ils prétendent installer leurs péages et prélever les intérêts de leurs crédits-marchandises, voire infliger des agios constitutionnels à ceux qui peinent à les régler.

Dans la colonie néolibérale la frontière a été internalisée. Elle se trouve partout d’où sourd le désir de démocratie, d’invention, d’échanges, de savoir. La dîme est prélevée sur les fichiers MP3, les molécules pharmaceutiques, le génome humain.

Alors, après les gouvernements techniques, les gouvernements Acta-militaires ? L’état d’urgence ou d’exception pour appliquer l’austérité et la ponction des droits jusque dans le dernier Pôle emploi au fond du désert, jusqu’au tréfonds du dernier disque dur aux confins de la biosphère ? Jusque dans le silence des organes ?

Refusons de payer les copyright !

Refuser de rembourser la dette, ce n’est pas voler, c’est affirmer l’égalité, c’est notre droit d’auteur !

Ni Goldman Sachs, ni Time Warner ! Ni Société Générale, ni Google !

La propriété intellectuelle, c’est le vol ! Écartons les firmes transnationales du Net !

Communisons la Banque centrale européenne !

Démocratie réelle ! Revenu garanti pour tous !

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Bienvenue à l’assemblée populaire des Indignés de Belleville

SAMEDI 3 MARS 2012 à 14h30 (sortie métro Belleville, coté 19ème arr.)

-------- Assemblée.belleville gmail.com --------





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