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Mercredi 22 octobre 2003 CR AG

Publié, le jeudi 23 octobre 2003 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : jeudi 23 octobre 2003


Compte Rendu de l’AG du 22 octobre 2003

L’AG devait se passer à la Bourse du travail, rue charlot où l’accès nous a été refusé, elle s’est déroulé dans le Marché du Carreau du Temple.

Présidence : Pascal et Gilda
Médiateur : Jérôme
Tour de parole : Jean-Francis
Secrétaire : Caroline

Ordre du Jour : - Bilan de l’événement Star Ac’ : Conférence de Presse
- Action Recouvrement d’Espace Publicitaire
- Infos des Régions et autres infos
- Journée du 30 octobre

Bilan de la Star Ac’

Conférence de presse :

Il y a été fait un rappel de la campagne médiatique infamante et de désinformation menée autour de l’intervention d’intermittents sur le plateau de la Star Académie, ainsi qu’un point expliquant le déroulement des faits réalisé grâce aux témoignages que la Coordination a recueilli. Puis nos images, de ce qui se passait à l’extérieur du plateau, ont été diffusées accompagnées des explications d’Elisabeth et d’Arthur ; ces images étaient mises en relation avec celles qu’ont pu voir les téléspectateurs de TF1 (notamment l’attitude du présentateur disant « Tout va bien, ce sont nos amis les intermittents »), afin entre autres d’expliquer le trouble d’olivier quand il a pris la parole. Un point juridique a été fait avec les avocats.

Il y a une forte demande des médias pour ces images. La proposition de ceux qui ont travaillé sur ces images est la suivante : les diffuser avec une intervention sans les vendre mais en demandant un don qui peut rester anonyme ; on peut flouter les images et incruster la gratuité sur la cassette ; deux questions : à qui confier ces images et en fait on une diffusion intégrale.

Le don pour les images pourrait notamment être utilisé pour le remboursement des cautions des inculpés ainsi que de la caméra endommagée.

Ces images montrent clairement qu’il y a eu agression de la part des vigiles et non pas débordements des intermittents.

Point juridique :

Les quatre sont inculpés pour voies de fait, violences et entrave à la liberté du travail. Les plaignants sont TF1, la société de production Endémol, la société de protection privée Elysées International, deux des vigiles et l’ « hôtesse » à l’épaule luxée.
TF1 demande 2 millions d’euros : prix du spot publicitaire, or à la reprise du programme il y a eu environ 20 minutes de pub.

La comparution immédiate a été évitée (et donc déjoué le contre-feu des vigiles), on entre donc dans l’instruction. La voie est donc libre pour porter plainte ; un des quatre inculpés n’a pas porté plainte parce qu’il n’a pas subi de violences directes. Apparemment des personnes « à l’intérieur de TF1 » seraient prêtes à témoigner en faveur des intermittents qui ont participé à l’intervention à Star Ac’.

Régions en soutien :

La réaction a été immédiate, on n’a pas encore l’état réel de tout ce qui s’est passé ; Nantes avec un rassemblement devant le Tribunal et Marseille avec une manifestation unitaire et l’occupation de la société Fanny Broadcast lundi sont cité comme exemples.

Marc Sliper : on veut que les actions sensibles de ce type se construisent ensemble, avec tous ceux qui sont en lutte, Endémol et la Star Ac’ sont des cibles évidentes : construisons ensemble.

Dominique (inculpé) : je suis allé à cette action à titre personnel, j’ai fait confiance à cette action, peut-être pas à son organisation, qui nous a mené face à des gens qui ont été vexés ou qui nous attendaient : ces gens et leu commanditaires sont un état dans l’Etat, ils se substituent à l’Etat et à notre Droit.
Certains ont dit que l’action était manipulée : c’est un moyen de se défausser de son engagement ! La situation devient de plus en plus insupportable, la mobilisation doit monter ! à propos des conditions d’incarcération : les flics sont obligés dans un bordel incommensurable d’organiser l’application des directives Sarkosy.
Il faut se mettre tous ensemble et arrêter d’essayer de tirer la couverture à soi au nom d’un savoir-faire, coopérons horizontalement pour défendre nos droits sociaux. Il faut se battre horizontalement et pas pyramidalement.

Laurent : il y a une difficulté à organiser ce type d’action. Ils (les vigiles et leurs commanditaires) ont merdé et donc cherchent une stratégie par rapport à la plainte (de TF1), les flics sont aussi intervenus pour couvrir la boîte de vigiles. On a du mal à rentrer dans l’audiovisuel.
Il faut toujours même lorsque les circonstances sont terribles, parler du fonds et au pire parler sous forme de mots d’ordre.

Quelqu’un : Merci à tous ceux qui ont été dans cette action, on pourra l’utiliser pour contrecarrer l’argument : « on vient pas aux actions parce que c’est pas la bonne cible »

Les Italiens nous apportent leur soutien.
La commission artistique et culturelle du Forum social nous apporte son soutien.

Mougeotte a déclaré qu’il n’y avait pas eu de violences à Nice People, or lorsque sa proposition de 30 secondes d’antenne pour une personne a été refusée, il s’est retiré et les vigiles ont joué de la matraque, un peu aidés par la police. Il considère donc qu’un vigile qui tape sur un manifestant ce n’est pas de la violence.

Journée du 30 octobre

Journée d’action et de manifestation ; Antipub, Carnaval Politique de l’Unédic (Montgalet) à République.

Appel de la CGT spectacle à la grève et à manifestation :
- voudrait que cette journée soit axée sur les gros producteurs audivisuel (en relation avec le calendrier d’Aillagon et l’examen des CDD d’usage dans l’audiovisuel) ;
- audience sur la plainte de la CGT : audience publique en fin de matinée ;
- doit servir à organiser la journée du 13 novembre, jour de l’élection des Conseils d’Administration de l’Unédic et des Assédic et qui servira à poser la question de ces élections et à rouvrir tous les dossiers en cours .

Journée européenne pour le revenu :
- souhaitent converger avec les intermittents devant l’Unédic et pour la marche qui suivra ;
- veulent aller au Ministère de l’Economie et des Finances à Bercy ;
- il faut y aller ensemble et que toutes les convergences politiques soient visibles ;
- à 18h : meeting à la bourse du travail rue Turbigo.

L’école émancipée Intersyndicale et le Collectifs des surveillants et emplois jeunes d’Ile de France : lancent aussi l’appel pour le 30.

Commission Rue : que le 30 les compagnies de rue sortent et le fassent savoir avec beaucoup de bruit et de fureur. Réunion préparatoire mardi 28 (lieu ? infos sur le site), ouverte aussi à toute personne souhaitant participer sous cette forme.

Le 30 octobre et le 13 novembre ont été adoptées comme date d’action et de manifestation à la coordination nationale lors de sa réunion à Marseille début octobre.

Un postier :- les fédérations syndicales ne peuvent-elles appeler à la grève pour le 30 afin que ceux qui travaillent soient également concernés ! Forcer les organisations syndicales à appeler à la grève générale ;
- devant le Sénat samedi dernier on étaient 100 et on s’est fait encerclés, qu’aurait-on pu faire s’il avait décidé d’une rafle ?? La police de Sarkosy et de Raffarin est, elle aussi, dangereuse.

Réunion pour préparer la journée (interpro !) du 30 octobre le jeudi 23 octobre à 19h à la coordination

Sans papiers :- fermeture d’un squatt ce matin : 14 sans papiers incarcérés et donc expulsables : rassemblement demain matin devant le Palais de justice
- la coordination n’est pas en mesure d’accueillir des personnes, ils dorment ce soir chez Emmaüs, mais demain ?

Appel au recouvrement d’espaces publicitaires

Juliette :
- mouvement spontané annoncé officiellement ; pour le continuer Réunion le 29 octobre à 18h à la Coordination ;
- Munissez-vous pour accompagner le cortège du 30 afin de continuer à manifester notre refus de la marchandisation de nos lieux publics, de nos vêtements, ...
- Appel à reproduire cette action tous les vendredis : ne le faites pas de manière isolée ou individuelle, minimum 30 personnes, soyez vigilants et conscients du délit que ça représente
- Ça s’est bien passé vendredi dernier aussi sans doute parce que la préfecture avait donné des ordres dans ce sens.

Stopub.ouvaton.org

Egalement le site du collectif Une Nuit qui exerce depuis 3 ans, mais sans appel public :

Unenuit.st.fr

Infos

Vendredi 24 octobre : AG à 18h30 à la Bourse du travail rue Charlot

Lundi 27 octobre : suite de l’atelier Financement de la Culture au Thécif à partir de 14h

Vendredi 24 octobre au Théâtre de la Ville la Commission Europe se réunit pour préparer le Forum social européen qui a lieu du 12 au 16 novembre.

Blocage de vélo les dimanches 26 octobre et 5 novembre sur les berges à l’initiative de vélorution :

Velorution.info

Projection des images

Projection des images en notre possession de ce qui se passait à l’extérieur des studios de la Star Académie pendant qu’un groupe des intermittents avait réussi à atteindre le plateau.

Tous les appareils photos du public de cette soirée ont été confisqués.

Prise de parole à l’issue de la projection :

Pierre : que dit l’avocat ? si diffusion il faut quelqu’un pour les commenter.

L’avocat dit qu’il n’y a aucun problème mais que c’est maintenant ou jamais.

Véro : pour une diffusion grand public ces images dégagent une grande violence, qu’elles soient réservées à la justice.

Hervé : dans la version expurgée on ne voit plus qu’on arrive dans le calme ; on ne pourra pas être là systématiquement pour vérifier le commentaire de ces images.

Roberto : il ne faut pas séparer les deux versions, la deuxième (expurgée) permet de préciser ; on voit clairement de qui vient la violence, donc pourquoi avoir peur ? à Gênes les images nous ont aidé ; donc, pourraient-on les diffuser sur le net ?

Laurent : je les vois pour la première fois, le placement de la caméra donne une impression de puissance violente en marche ; il ne diffuseront que les morceaux qui les arrangent et ne reculeront devant aucune manipulation. Si on diffuse il faut la diffuser à tous sinon ils vont se la revendre sous le manteau.

Serait-il possible de ne diffuser que les ralentis avec des cerclages ?

Fred : danger au début de la bande, comment expliquer à des gens qui n’ont jamais fait d’action que de quel type de violence ça relève, a contrario de la violence exercée par les vigiles. Si ces images sont diffusées, y inscrire la gratuité.

Jean Marie : je comprends que vu la tension de ceux qui étaient sur l’action ont besoin de ces images. Mais nous les interprétons bien mais elles sont dangereuses. Rush brut ou rien. Il faut qu’on les commente sinon on n’aura plus le contrôle.

Dominique : ces images doivent nous servir à confondre ces gens, c’est un trésor de guerre, elles nous appartiennent, nous les montreront mais quand nous le déciderons et pas dans les mains de ces gestionnaires.

Jean Francis : les images montrant la violence de l’autre côté doivent être montrées.

Chloé : il faut montrer les images de l’extérieur et de l’intérieur en même temps. ceux qui étaient sur le plateau paniquaient parce qu’ils étaient en contact talkie avec l’extérieur et donc savaient ce qu’il s’y passait. Les images parues dans ici Paris viennent d’un caméraman de LCI, qui a 2h d’images utilisables comme ils le veulent. La société de vigiles a porté plainte contre le Journal du Dimanche ( image du vigile frappant un des inculpés). Le photographe de Cipra Presse présent sur les lieux refuse tout contact avec nous. Demain VSD et Paris Match publieront des photos du même photographe et nous ignorons lesquelles. Et donc que se passera-t-il si on ne montre pas les nôtres.

Laurent : il faut distinguer les niveaux juridique et médiatique : ne pas donner nos images aux médias mais les utiliser comme aujourd’hui à la conférence de presse. Il faut un récapitulatif complet de l’action en disant surtout qu’on continue et pourquoi on continue et qu’on appelle tout le monde à nous rejoindre.

Emmanuel : Ne prenons pas les salauds pour des cons : ils monteront de toutes façons pour avoir 10 secondes donc donnons leur 10 secondes.

Des images arrêtées ont été communiquées à Libé.

Pierre : trouvons une solution pour les utiliser comme gage de notre bonne foi ; donc plutôt des images arrêtées.

Une image arrêtée ne montre rien : un coup peut être de la légitime défense ; c’est le ralenti qui est convaincant. Le caméraman de LCI est arrivé après la bataille.

Sarah : on parle des images mais on ne voit rien, il y a surtout du son et il est dangereux.

Yannick : images ralenties avec en encart quelqu’un qui explique, et donc impossibles à remonter.

Elisabeth : 35 articles véhiculant des calomnies et de fausses infos sont parus sur le sujet ; la conférence de presse a permis d’expliquer et 3 articles rétablissant la vérité sont en cours de parution. Il faut commenter les images : l’inscrire au contrat de diffusion.

Philippe (inculpé) : j’ai pas envie que ce soit diffusé ; ça peut être une nouvelle séquence de Virus 31, alors ça devient un film diffusé en tant que telavec une clause de diffusion : commentaire et mise en parallèle avec ce qui se passait sur le plateau. Diffusons le la nuit sur les façades de TF1.

Guillaume : le moment de la vitre me pose problème.

Arthur : on ne veut pas la diffusion à tout prix. Ne soyons pas trop effrayés quand même : on en a extrait des moments où notre légitimité ne peut être mise en cause. en tant que coup médiatique c’est maintenant. Les émissions intéressantes ont lieu dimanche. Schneiderman c’est la seule émission qui réfléchit sur ce qu’est une image.

Philippe : ne pas les donner à ceux qui peuvent les manipuler ; extraire le moment où le gros vigile sort du tas et tape et retape. ce moment sinon rien.

Jean Francis : maintenant qu’on a fait tout ce battage, ne pas montrer ces images va se retourner contre nous.

Chloé : toutes les dépêches sorties après la conférence de presse sont en notre faveur : la preuve que si elles sont accompagnées ça marche

Dominique (inculpé) : je veux que l’avocat de la CGT qui me défend défende aussi les trois autres et il n’a pas encore vu ces images.

Décisions de l’AG concernant ces images :

Don rejeté ; ces images restent à la coordination (unanimité).
Elles peuvent être diffusées sous le contrôle de la coordination (12 contre).
Diffusion d’images fixes, et de 10 secondes à choisir (18 contre).

Rien n’a été décidé pour l’émission Arrêt sur Images de dimanche prochain. L’AG se prononce globalement contre la diffusion de ces images.





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