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Intermittence, chômage : monsieur Rebsamen signer c’est bien, agir c’est mieux

Publié, le vendredi 25 avril 2014 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : samedi 26 avril 2014


Chômeurs, travailleurs précaires, intérimaires, intermittents, postiers, avec ou sans papiers, nous sommes ici, face aux locaux de votre ministère, Monsieur Rebsamen, pour vous rappeler à vos engagements [1]

Nous vous rappelons également, Mr Rebsamen, que Franck Halimi arrêtera sa grève de la faim qui dure depuis 47 jours quand les propositions des coordinations d’intermittents et de précaires seront effectivement étudiées par les instances concernées, l’Unedic, les partenaires sociaux et le gouvernement.

Vous qui avez signé, il y a moins de deux mois la plateforme du comité de suivi de l’assurance chômage, pourquoi ne vous êtes vous toujours pas positionné publiquement contre le projet d’accord Unedic du 22 mars 2014 ? Comment est-il possible que, malgré vos fonctions et les responsabilités qui sont les vôtres, vous restiez passif ? Seriez vous devenu complice de ce projet d’accord inique ?

Alors que chacun a pu prendre la mesure des méthodes anti-démocratiques qui ont présidé à l’adoption de ce projet, les signataires (MEDEF, FO, CFDT, CFTC) recommencent leurs négociations de couloir. Les petits arrangements entre amis qu’ils préparent sont censés faire croire que nous aurions été entendus afin de désarmer et stopper la mobilisation en cours. Il n’en est rien.

De fait, les partenaires ne reviennent pas sur le projet d’accord en tant que tel mais sur un seul de ses aspects problématiques (le différé d’indemnisation tel qu’il s’appliquerait aux annexes 8 et 10). Encore ne le font-ils qu’à la marge : de nombreux chômeurs commenceraient leur chômage par une période plus ou moins longue de dressage préalable à la non-indemnisation pendant que - dans leur majorité et toutes catégories confondues - les chômeurs, resteraient dépourvus d’allocation.

L’annexe 4 n’est même plus évoquée par ce qui tient lieu de débat public alors qu’elle serait détruite par ce projet d’accord : si il était adopté, des centaines de milliers d’intérimaires toucheraient de 50 à 300 euros en moins chaque mois. Est-ce parce qu’il est difficile d’utiliser les intoxs et diversions habituelles, impossible de parler des intérimaires comme des privilégiés ou des assistés, que cela n’est dit nulle part ?

Par la carence comme avec le sort fait aux intérimaires, les partenaires sociaux et le gouvernement s’apprêtent à diminuer des droits des chômeurs déjà fort peu consistants. Pour leur part, les politiques et les médias focalisent l’attention sur des points spécifiques pour faire oublier le danger de cet accord, occultant ainsi des enjeux sociaux parmi les plus fondamentaux. Qui croit pouvoir faire passer des arrangements qui n’en modifient ni la logique (faire payer les chômeurs) ni la fonction (fabriquer la concurrence entre salariés) pour des victoires ? Ce n’est pas sérieux.

C’est l’ensemble de ce projet d’accord qui est totalement inacceptable.
La mobilisation pour exiger que le gouvernement refuse d’agréer ce projet d’accord n’est pas prête de s’arrêter.
Ce que nous proposons concerne chacun, ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

Pour une réforme juste et équitable - Comité de suivi de la réforme de l’assurance chômage des intermittents





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