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Occupation du siège de l’OCDE à Paris : contre l’austérité, droit au chômage !

Publié, le vendredi 14 novembre 2014 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : vendredi 14 novembre 2014


Depuis 9h ce matin, nous occupons l’OCDE en cette journée européenne d’action pour les droits des chômeurs [1] car c’est ici que se fabriquent les politiques libérales et néolibérales.
L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques a pour maîtres mots la privatisation des services publiques et la flexibilisation du travail, la précarisation de l’emploi.
Elle est, avec d’autres institutions, à l’origine des politiques d’austérité qui entraînent la destruction des protections sociales, le contrôle et la criminalisation des chômeurs et créée de plus en plus de travailleurs pauvres.

Six chômeurs sur dix ne sont pas indemnisés en France. C’est un scandale que nous dénonçons sans fin. Notre lecture attentive de l’accord Unedic signé le 22 mars dernier et son application depuis le 1er octobre nous font conclure que les conditions d’indemnisation vont dramatiquement se dégrader [2].

Il doit bien y avoir un responsable de ces politiques de destruction des droits sociaux, non ?

Nous avons occupé diverses directions de Pôle Emploi.
On nous a répondu qu’on se trompait de porte. Qu’on ne faisait là qu’appliquer les directives de l’Unedic.
Nous avons occupé l’Unedic.
Le directeur financier nous a expliqué qu’il fallait porter nos doléances devant les partenaires « sociaux » signataires de l’accord : Medef, CGPME, UPA, CFDT, CFTC, FO.
Nous avons occupé certains de ces syndicat et nous avons même reposé la question aux représentants des syndicats de salariés et patronaux présents aux tables de concertation auxquelles les a convié le Premier Ministre.
Aucun ne se sentait responsable de l’accord, puisqu’il s’agissait précisément d’un accord, où ils n’acceptaient chacun que de reconnaître les propositions qu’ils y avaient apportés.
Nous avons interpellé le Ministre du travail. Lui devait trouver des vertus à ce texte qu’il a agrée en entier [3].
Il n’était apparemment pas de son pouvoir de dénoncer un accord jugé excellent et fruit du dialogue social à l’Élysée.

Nous avons décidé de sauter la case Élysée et nous adresser directement aux maitres à penser du président de la république.
Et nous voilà donc, ici, à l’OCDE.

Nous ne vous demandons pas de justifier la justesse vos préconisations. Chômeurs, intermittents, intérimaires, précaires, nous en connaissons quotidiennement les résultats et notre expertise à leur égard est nourrie de l’expérience de nos vies.

Nous n’attendons rien des prêtres du libéralisme. Nous espérons simplement par ce geste manifester qu’il est possible de venir vous chercher jusque dans vos églises. Et inciter ainsi tous ceux qui subissent votre loi à se rassembler pour enfin renverser votre triste divinité, le marché.

Aux violences sociales qui nous sont imposées s’ajoutent de la repression et des violences physiques de plus en plus fortes [4]. Parallèlement a notre action, des mobilisations ont lieu contre les violences policières - nos luttes sont les mêmes.

Ensemble, refusons de nous faire écraser, ensemble réclamons de nouveaux droits.

Organisons nous !





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