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Compte rendu de l’AG du 29 décembre 2003

Publié, le mardi 30 décembre 2003 | Imprimer Imprimer |
Dernière modification : mardi 30 décembre 2003


Compte rendu de l’AG du 29 décembre 2003

Ca y est, nous sommes chez nous, 14/16 quai de Charente, au deuxième étage. Nous sommes nombreux. Votre rapporteur ressent de la joie en parcourant du regard l’assemblée, d’ailleurs, il se dit comme en aparté que
la coordination est l’acte collectif de la lutte, la circulation de la résistance, dans laquelle il faut sans cesse venir y porter son énergie et y capter celle commune qui permet de continuer à construire nos deux maximes :
nos actions ne connaîtrons pas de pauses et ce que nous défendons, nous le défendons pour tous. Oui, ce soir c’était beau, beau de six mois de bagarre... Et c’est pas terminé... Par là vous comprendrez du même coup que nos présences à la coordination ne peuvent pas, elles non plus, connaître de pause. Donc, au boulot, tout le monde, il y a encore du grain à moudre... D’ailleurs, nous sommes tous conviés à en être le 31 dès 13 heures pour une Saint Sylvestre des plus iconoclaste, une Saint Sylvestre en lutte ne peut souffrir aucune déclinaison... Bien entendu il est légitime de ne pas passer par la case robe du soir et smoking... A moins qu’un avis contraire ou une envie d’escarpins, d’ici là, viennent jouer les trouble-fêtes.

Donc, c’était AG festive. Comprenez par là que foin d’intercom préparative, il n’y avait pas de tribune à se soumettre à nos volontés toutes romaines. Aussi, nous rentrions nos pouces dans nos poches et nous nous enquérons d’une tribune, non pas là sur le pouce, mais au débotté. Un gaillard entreprend un tour d’horizon de ce dont il serait bon de débattre. Mais toujours pas de tribune. Une gaillarde s’improvise « tours de parole »,
par ailleurs, le coup de l’improvisation sera comme une redondance tout au long de la soirée. Il est demandé un secrétaire (vous aurez remarqué vous aussi le un de secrétaire ! Voilà comment votre serviteur se trouvera à
endosser le rôle, non sans subir quelques moqueries au passage : tu vas pouvoir demander un CDI, dit un perfide qui se trouve être justement le gaillard cité plus haut...Il va de soit qu’un sourire de contenance lui
répond avec amabilité...hum...). Bien, nous voilà pourvu de deux emplois mais il manque le rôle principal, à savoir, la présidence. Festif pour festif nous décidons que nous nous en passerons. Ce qui fait démonstration
de la non nécessité présidentielle dans la démocratie participative d’une coordination de six mois d’âge ( pour ce qui est du tour de , il paraît sage d’attendre encore l’épuisement de quelques soubresauts de langues agiles (ceci est une remarque pour les improvisations en soliste ou pas (la réponse directe en étant une bonne fournisseuse) qui égaillent nos discussions)). Ainsi, s’élance une pêche miraculeuse à l’ordre du jour...
Voyez la liste :

- Action du 31 ;
- Conseil des ministres du 31 ;
- Rassemblement chez Fillon le 30 à l¹appel d¹AC ! entre autres ;
- Formaction AFDAS ;
- Calendrier cipien ;
- Proposition de la CGT pour le 5 janvier ;
- Coordination Nationale ;
- Brochure ASSEDIC ;
- Prochaine intercom ;
- Cartes postales ;
- Soutien solidaire à no vox ? ;
- Action demain à l’appel de AC ! ;
- AG Événementielle ;
- Point presse.

Par l’affichage d’un programme aussi roboratif il est possible de comprendre la vivacité et la vigueur dont fait preuve la coordination. Malgré tout votre serviteur demandera plus tard à ce que nous rendions les armes parce que la fatigue aidant la prise de note se faisait chancelante tandis l’assistance avait une fâcheuse tendance à jouer les volatiles, tant pour humer quelques cigarettes que pour filer à l¹anglaise ou au premier en direction de la restauration.

Premier débat : le point presse :

l’introduction explique que beaucoup de journalistes, à l’écrit comme à l’audiovisuel, entrent en contact avec nous pour des sujets ayant trait aux abus et à ceux qui par effet du protocole du 26/13 juin/novembre sortent du
système. En clair, ils veulent de l’intermittent déconfit, ce qui après les bombances culinaires ne manque pas de sel. Nous avons sur le grill, Libération, Le Monde, France 3. Même France Soir s’y met mais version économie, façon article de fond. Une proposition de réunion Groupe Médias
est proposée pour ce mercredi à 11 heures 30 chez nous, quai de Charente.

Le mot « abus » donne corps au débat d’où il ressort que nous devrions les faire sortir du terrain de l’intermittent abusé pour les faire questionner les employeurs, l’écart entre budgets de production proposés aux financeurs et les financements effectifs d"un projet, donc, soit un sous-financement, soit une augmentation des profits par la réduction des coûts ; les 50 à 60% d’un budget total accaparé par les émoluments du rôle vedette ou des deux premiers rôles ; renvoi vers les inspecteurs du travail et en particulier celui du 8ème arrondissement qui a été récemment délocalisé sur un autre site moins pourvu en boîtes d’audiovisuel. D’autre part, s’intercale un article du Monde quant à la position des élus comme ceux de l’UMP qui préconisent, outre l’abrogation du protocole, une refonte avec plusieurs annexes alors que notre nouveau protocole fait l¹apanage de l’annexe unique.
Il est reconnu que pour l’instant nous sommes jeunes face aux élus que de toute façon notre bréviaire est l’abrogation, ouverture de nouvelles négociations et que là il nous faudra nous activer pour faire entendre raison à nos élus par rapport à nos positions, en l’occurrence, l’annexe unique. Le mix des deux (abus et élus) se poursuit par l’entrée en scène de la CGT qui elle aussi a reçue de semblables demandes journalistiques et fait
toucher du doigt le risque d¹une manipulation sous forme de campagne de presse de façon à dissoudre la charge explosive que représente le mois de janvier à venir avec les recalculés, l’ASS, le RMA et les intermittents (voir
la une du Monde de ce jour). Plusieurs propositions émanent de cette belle parole partagée : collectiviser les demandes d’interview, fabriquer un faux intermittent sortant du système et porteur des échanges que nous venons de faire, caler une réponse identique avec la CGT, recevoir les journalistes chez nous et pointer les niveaux de sous-financement, que le rapporteur de la mission sur les abus dans l¹audiovisuel est celui qui a mit au point le
logiciel « ANTARES » qui permet de faire travailler les intermittents jusqu’à 120 jours par an à France 3, car au-dessus obligation de les passer en CDI, que le budget du ministère des affaires sociales est en diminution et qu’à l’intérieur de celui-ci le budget de l¹inspection du travail est lui aussi en diminution. Un accord se fait sur l’idée de ne pas forcer sur les demandes de contrôle car parfois les employeurs c’est nous-mêmes, que la misère peut obliger à tricher, mais surtout que les contrôles confortent les puissants (les biens placés) et pas le contraire. Tout est renvoyé à la réunion de mercredi à 11 heures 30 chez nous, quai de Charente.

Deuxième débat : le 31 décembre :

Très difficile à introduire car comment dire et partager ce qui doit être de l’ordre du secret. Parce qu’en effet, il s’agit de l’action, alors voilà les alternatives qui nous sont proposés :

-Soit on est toujours là ;
-Soit on fait une interruption symbolique ;
-Soit on se barre, on refuse le nouvel an ;
-Soit on part faire une zone libre.

Tout ceci se doit d’être du plus haut comique, c’est à dire quelque chose de très médiatique et de très drôle. D’ailleurs, dès le départ un oiseau plombe l’effet en proposant que nous allions dans une ambassade demander l’asile politique. Il sera répondu que trop, de par le monde, d’individus n’ont plus que ça pour sauvegarder leur intégrité physique. Mais bon, débarquer à l’ambassade des USA, très proche du palais de l’Élysée, doit avoir un goût d¹aventure autrement hilaresque...

Il ressort des propos tenus qu’il faut se compter : une action idéale serait deux ou trois mille personnes. Pour l’instant une grosse centaine est d’attaque (nous vous attendons tous...je répète, nous vous attendons tous,
mercredi 31 à 13 heures chez nous, quai de Charente). La préférence va plus au bref mais explosif tant en terme politique, médiatique, que d’hilarité qu’au long cours mais insipide. Ne pas se tromper et bétonner au niveau des
médias. Il y aura aussi des actions en province et il est insisté pour que durant l’action nous ayons des relais d’information sur ce qui se passe dans les dites provinces. Un appel vibrant à faire du Andy Warhol est lancé. L’idée de créer une zone libre façon la commune, De Gaulle à Londres, tient la corde et a un parfum de champ des possibles. Un trait dans paris comme dans les années 70 est aussi évoqué. Le Percutant et le Hilare sont les deux mamelles sous lesquelles se doit de s’abreuver l’action du 31. La Commission Action retourne à ses oeuvres maléfiques et nous donne rendez-vous, je vous
le répète, mercredi 31 décembre à 13 heures chez nous, 14/16 quai de Charente : Nos actions ne connaîtrons pas de pause et ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

Troisième débat : La Cellule de Gestion :

Il a été génial car bref : reporté à l’AG prochaine pour une modification de la charte actuelle, la création de la cellule avec obligation d’un compte rendu hebdomadaire et des lancements d’appels à donf (fonds).

Quatrième débat : appel AC ! demain devant le ministère des affaires sociale :

A 11 heure rue de Grenelle, métro Varennes. C’est AC ! qui appelle à action, aussi des voix s’élèvent quant à la maîtrise de celle-ci en souvenir de la dernière au Syndicat d’employeurs où rien n’avait été prévu en terme
de discours à tenir. Le besoin se fait jour d’avoir des informations sur cette action. La confrontation se noue autour du rôle des syndicats dans la défense des chômeurs, qu’il devient urgent que les confédérations prennent
en considération la réalité du problème et s’en saisissent autrement qu’en ayant recours au sempiternel Saint Travail face au chômeur qui en devient une variable d’ajustement dans les revendications comme une mise en regard avec la variable d’ajustement de l’employeur qu’est le travailleur vis à vis de ces profits (peut-être que cette phrase manque de clarté, néanmoins permettez-moi de la garder telle quelle afin de laisser trotter dans nos esprits ces deux variables d’ajustement qui sont souvent source de nos
précarités).

Cinquième débat : Le Calendrier Cipien :

C’est l’histoire du 32, 33, 34, etc. décembre. Idée advenu lors d’une AG précédente où votre serviteur était absent mais s’il a bien compris, il s’agit de ne pas continuer le déroulé du temps calendaire officiel tant que
le protocole n’est pas abrogé. La discussion filant bon train vient comme une évidence qu’il faut étoffer cette histoire et proposer un véritable calendrier faisant montre de toutes les régressions sociales des ces
dernières décennies avec comme l’un des points majeur l¹instauration du RMA. D’autant que pour nombre d¹intermittents la case ASS n’existe pas et le RMI
sera le direct qui ouvrira la voie au RMA. Un rendez-vous est donné pour ce mardi 30 à 17 heures 30 chez nous, 14/16 quai de Charente, afin de commencer à mettre en forme ce nouveau calendrier révolutionnaire.

Sixième débat : prochaine intercom :

Ce vendredi 33 (2 janvier) à 14 heures intercom, à 18 heures AG, chez nous, 14/16 quai de Charente.

Le reste des débats est en vrac parce que la fatigue engourdit la main au stylo et le cerveau qui va avec. Donc, il se dit : A propos de la Coordination Nationale il y a des difficultés avec Clermont car ils ne sont que deux encore en activité coordonnante. D’autres villes sont envisagées mais il est bon de regarder la pertinence politique de Clermont et de peut-être lancer l’idée d’une organisation inter-régionale en appui avec les deux bougres auvergnats. Est lancé, vu notre lieu, de re-proposer une Coordination Nationale à Paris. La CGT propose un comité régional de pilotage en rapport avec l’idée des vraies assises montées par Toulouse. De
plus elle se met en relation avec la Commission action pour la journée du 5 janvier (le 36 décembre). Questions sur la contre-brochure ASSEDIC, qui débouche sur les stratégie à mettre en oeuvre pour accéder aux données
intéressantes à faire circuler. Des regards vers la poste de l’assemblée nationale se font langoureux avec un appel aux syndicats pour la diffusion à grande échelle. Se tuyauter aussi sur les velléités de grève des personnels
des ASSEDIC. Pour ce qui est de l’AG Événementielle et de No Vox c’est reporté à une autre AG. Les cartes postales ont été rescapées au dernier moment et une commande part à la coordination régionale éditrice (Limoges, semble-t-il). Fin de l’AG, à, bientôt - Guy





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